Avril 2023 à Sapporo : Un autre accord des pays du G7 pour faire face au changement climatique Les mesures sont-elles suffisantes ? Avançons-nous assez rapidement ?
- Les pays du G7 se sont engagés à accélérer le processus progressif de l'abandon des combustibles fossiles.
- Cela signifie accélérer le changement vers des énergies renouvelables. Le Japon a été à la traîne à cet égard.
- L'objectif est d'accélérer l'abandon des combustibles fossiles non captés afin d'atteindre la neutralité carbone dans les systèmes énergétiques d'ici 2050. Rien de nouveau dans cet objectif.
- En particulier, les pays du G7 se sont engagés à augmenter la capacité éolienne en mer de 150 gigawatts et la capacité solaire à plus de 1 térawatt d'ici 2030. Ces engagements sont une bonne nouvelle pour l'environnement. Nous avons urgemment besoin de plus de ce type d'engagements.
- Les pays du G7 n'ont pas réussi à parvenir à un accord sur l'élimination progressive des centrales électriques au charbon avec un calendrier précis. Le Japon dépend trop du charbon et du gaz naturel. Ce manque d'engagement est une pensée à court terme risquant la vie de jeunes individus et des générations futures.
- Les températures ont déjà augmenté de 1.1°C depuis l'ère préindustrielle. Il est désormais presque certainement impossible de limiter le réchauffement climatique mondial en dessous de 1.5°C.
- Il n'y avait pas d'engagement réel pour décarboniser complètement le secteur de l'énergie et éliminer le financement des combustibles fossiles. L'urgence climatique semble être un concept étranger pour certains dirigeants des pays riches.
- En ce qui concerne la pollution plastique, les pays du G7 ont promis de la réduire à zéro d'ici 2040, grâce notamment à l'économie circulaire et à la réduction ou à l'abandon des plastiques jetables et non recyclables.
- La géopolitique est entrée en jeu, en particulier sur le sujet de l'énergie nucléaire, la Russie étant l'un des plus grands fournisseurs mondiaux d'uranium enrichi pour les programmes nucléaires civils, avec environ 40 % de la capacité d'enrichissement.
- Au Canada, selon le ministre fédéral de l'Environnement, Steven Guilbeault, "le secteur de l'électricité accélère sa décarbonisation à une vitesse fulgurante". Cependant, le secteur pétrolier et gazier canadien a été le principal responsable de la performance décevante du Canada en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Conclusion: Bien que nous admirions les efforts déjà déployés pour faire face au changement climatique, il n'est pas nécessaire d'être un expert en climatologie pour se rendre compte que ces mesures ne sont pas suffisantes pour répondre à l'urgence climatique. Nous devons en faire PLUS.

